Archive | novembre, 2010

"Mon Pote" de Marc Esposito avec Edouard Baer, Benoît Magimel

30 nov

Découvrez tous le mini-site officiel du film "Mon pote"

http://www.sortiescinema.net/cinewidget-swf/mon-pote/no

No Problem

10 nov

« No et moi » de Zabou Breitman
Sortie le Mercredi 17 novembre 2010

Avec Zabou Breitman (Mère de Lou), Bernard Campan (Père de Lou), Nina Rodriguez (Lou Bertignac) et Julie-Marie Parmentier (No)

Lou Bertigtnac, jeune fille de treize ans est précoce, curieuse et incomprise. Elle a deux classes d’avance, un sens de l’observation très développé et la conscience que le monde est injuste et qu’il va mal. En plus de tout cela, sa mère est dépressive et son père, malheureux. Bref, beaucoup de choses à surmonter pour une enfant. Et sa vie devient encore plus saugrenue lorsqu’elle rencontre, à la Gare d’Austerlitz, No, une SDF de 18 ans qui galère et traîne un peu partout. Lou décide de faire un exposé sur les Sans abri en s’inspirant de No et peu à peu les deux filles deviennent très proches. Lou va se sentir obligé d’aider No qui malgré ses sautes d’humeur et son caractère bien trempé, va lui en être très reconnaissante …

« No et moi » c’est avant tout le point de vue d’une jeune enfant concernant le phénomène grave qu’est la situation des SDF en France. Et oui, alors que Giosué est confronté aux camps de concentration dans « La vie est belle » ou que Marjane vie la révolution iranienne dans « Persepolis »,  Lou se retrouve face à face avec la pauvreté lorsqu’elle rencontre No, jeune SDF.

Ce qui est intéressant lorsque l’on fait un film centré sur un enfant qui découvre des failles et injustices de l’histoire c’est que le regard qui est porté est comme vierge de toutes considérations autres que celles qui émanent des sentiments et de la conscience. En effet, allez dire au président de la République que c’est injuste qu’il ait un toit alors que tant de personnes se retrouvent à la rue, bien que l’accusation soit correcte et tout à fait vraie, il est peu probable qu’il propose d’en loger quelques uns.  Ses arguments seront d’ordres économiques et politiques et avec le temps ce sont des arguments qui sont en majorité jugés « valables ».

Lou ne sait pas encore fermer les yeux sur les malheurs qui l’entourent et lorsqu’elle constate qu’il y a une chambre vide dans son appartement et une sans abri de dix-huit ans dans la gare d’Austerlitz le calcul se fait très rapidement : elle peut et doit accueillir No chez elle.

Malheureusement, Lou ne vit pas seule, elle n’a que treize ans et il lui reste deux parents à convaincre, des parents compatissants certes mais censés, qui ont déjà jeté l’éponge depuis un bout de temps et qui savent qu’ils ne pourront jamais sauver tout le monde.

Alors voici la mission de Lou : convaincre ses parents que c’est une excellente idée et qu’une fois No installée chez eux, elle se comportera bien et perdra toutes les mauvaises habitudes qu’elle avait prises lorsqu’elle était à la rue : tâche assez compliquée ! Mais Lou va y arriver…

Il y a beaucoup de belles choses au sein de cette fiction. D’une part l’innocence remarquable de Lou, cette jeune fille qui ne connaît pas le mal et la douleur et ne s soupçonne pas encore. De l’autre, ses parents, qui sans lui faire perdre espoir doivent se montrer prudent vis-à-vis de leur nouvelle co-locataire. Le père, interprété par Bernard Campan est un personnage admirable, plein de bonne volonté qui veut faire les choses correctement et souhaite guérir No dans le fond et pas uniquement dans la forme en ne lui apportant qu’un toit. Il veut changer son style de vie et son comportement vis-à-vis des autres, ce qui fait de lui un homme à l’allure rabat-joie aux yeux de sa fille.  Et enfin, No, un caractère bien trempé, une impression d’indépendance, une franchise et une indiscrétion détestable et une certaine ingratitude. Elle voit sa vie basculer d’un jour à l’autre grâce à cette jeune fille qui s’intéresse à elle. Elle est touchée et énervée que sa situation puisse donner lieu à autant d’intérêt. Elle est contente de pouvoir sortir de sa situation mais mécontente que les autres y restent. Elle accepte volontiers sa nouvelle vie mais ne parvient pas à fuir totalement ses habitudes du passé.

C’est un film très intéressant autant par le point de vue qu’il adopte que par le sujet délicat dont il traite. Et tout cela nous donne à réfléchir, à nous mettre à la place de Lou et de ses parents et à se demander ce que nous aurions fait.

Sarah Rashidian

When Peter met Ethan

7 nov

« Date Limite » (Due Date) de Todd Phillips
Sortie le 10 novembre 2010

Avec Robert Downey Jr. (Peter Highman), Zach Galifianakis (Ethan Tremblay), Michelle Monaghan (Christine Highman) et Jamie Foxx (Darryl)

Peter Highman (Robert Downey Jr.) est à Atlanta et s’apprête à prendre l’avion en direction de Los Angeles. Il va rejoindre sa femme qui va accoucher de leur enfant dans cinq jours. Tout va bien jusqu’au moment où Peter rencontre Ethan Tremblay (Zach Galifianakis), un « wannabe » acteur, une catastrophe ambulante qui est tout l’opposé de lui. Dès la première seconde de leur rencontre Ethan ne va lui apporter que des ennuis, l’un de ceci étant de les faire virer de l’avion et entrer dans la « no flight list »(interdiction de vol). Peter va tout faire pour l’éviter mais il finira par faire le trajet avec Ethan en voiture … Il n’est pas au bout de ses surprises. Un véritable parcours du combattant !

Le concept est simple : Peter et Ethan sont à un point x et ils doivent atteindre un point y en un temps w. Vu ainsi, cela peut paraître très simple, et pourtant lorsque deux personnes incompatibles voyagent ensemble, tout devient immédiatement plus compliqué.

Tout oppose Peter et Ethan. Le premier est psychorigide, nerveux à tendances antipathiques. Le second est tout ce qu’il y a de plus cool et insouciant avec une logique et un sens des responsabilités très peu développé. C’est véritablement un film sur l’incompatibilité entre deux personnes et les problèmes de communications.

              

Pour « Very Bad Trip » le concept était très similaire : une bande de pote doit retrouver un de leur ami qu’ils ont perdu après son enterrement de vie de garçon et qui doit se marier quarante heures plus tard. Petit détail en plus : ils sont tous en train de décuver et ne se souviennent d’aucun élément de leur soirée qui pourraient les aider à trouver leur ami. Là il y a deux niveaux de folie : d’un côté la soirée qu’ils ont passé qui est racontée par plusieurs protagonistes et qu’on nous laisse imaginer / de l’autre leur journée post EVG (enterrement de vie de garçon) pleine de conséquences de la veille et d’aventures improbables.

« Very Bad Trip » propose des évènements vraiment délirants et à la limite du « too much ». Il n’y a pas beaucoup de crédibilité : un tigre, un dentiste qui s’arrache une dent, un mariage sous l’effet de l’alcool … Je ne dis pas que c’est du jamais vu, c’est tout de même du rarement vu … et heureusement !

Je ne dis pas non plus que « Date Limite » est un concentré de normalité car je sous-entendrais que je vis une double vie : bloggeuse talentueuse le jour et criminelle narcoleptique et droguée la nuit, or ce n’est pas le cas … Il y a quelques conflits et courses poursuites improbables mais à part ça, on peut imaginer qu’il nous arrive les mêmes emmerdes durant la pire journée de notre vie, le jour où la malchance à décidé de s’acharner sur nous.

Alors trois choses sont sûres :

1) Si vous avez aimé « Very Bad Trip », vous allez adorer « Date Limite »
2) Si vous aimez les personnages représentant des cas sociaux à personnalités déjantées, vous allez adorer « Date Limite »
3) Si vous avez un minimum de sens de l’humour et que vous prenez plaisir à regarder des galères, quiproquos et autres problèmes de communication, vous allez adorer « Date Limite ».

Sarah Rashidian

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